الخميس، 28 يوليو 2011

#UNHCR marks 60th anniversary of #Refugee Convention

UNHCR Press Release - 28 July 2011 - UNHCR marks 60th anniversary of Refugee Convention
The following press release is issued by the Communications and Public
Information Service, Office of the UN High Commissioner for Refugees.

Thursday 28 July 2011

UNHCR marks 60th anniversary of Refugee Convention

GENEVA, 28 July 2011 - The Geneva Refugee Convention marks its 60th
anniversary today as forced displacement becomes increasingly complex
and as developing countries struggle to host the large majority of the
world’s refugees.

The UN Convention Relating to the Status of Refugees was formally
adopted on July 28, 1951 to resolve the refugee problem in Europe after
World War II.  This global treaty provides a definition of who qualifies
as a refugee - a person with a well-founded fear of being persecuted for
reasons of race, religion, nationality, membership of a particular
social group or political opinion - and spells out the rights and
obligations between host countries and refugees. As the legal foundation
on which UNHCR’s work is based, it has enabled the agency to help
millions of uprooted people to restart their lives in the last 60 years.

Today, the Convention remains the cornerstone of refugee protection. It
has adapted and endured through six decades of massive changes but it
faces unprecedented challenges today.

“The causes of forced displacement are multiplying,” said UN High
Commissioner for Refugees António Guterres. “People are uprooted not
just by conflict and persecution, but also by extreme poverty and the
impact of climate change. These factors are increasingly inter-related.”

In Somalia, over 170,000 people have fled into neighbouring countries
since January, citing famine, drought and insecurity as reasons for
leaving. Up to 1 million others have left embattled Libya, among them
refugees and asylum-seekers, but also economic migrants seeking a better
life elsewhere.

“We need protection-sensitive borders so those in fear for their lives
or freedom continue to find it,” said Guterres. “At the same time we
need to find innovative ways to fill the increasingly clear gaps in the
international protection system and to promote the values of tolerance
and inclusion rather than fear and suspicion.”

Four-fifths of the world’s refugees live in developing countries, and
the recent crises in Somalia, Libya and Côte d’Ivoire have added to this
burden. As East Africa struggles to cope with the worst drought in 60
years, Kenya, Ethiopia and Djibouti are hosting nearly 450,000 Somali
refugees - and the numbers are growing daily. Tunisia and Egypt have
received the bulk of the exodus from Libya amid the turbulence of the
Arab spring. Barely recovering from years of civil conflict, Liberia
provides refuge to over 150,000 Ivorians who fled post-election violence
and a still-uncertain situation in their home country.

By comparison, the 27 countries of the European Union together received
just over 243,000 asylum applications last year, or about 29 per cent of
the total worldwide.

Europe owes it to these people, to all refugees, and to itself to uphold
the values of the 1951 Refugee Convention,” said the High Commissioner,
noting that the EU has the capacity to enlarge its share of
responsibility for refugees and asylum-seekers.

“At present, a truly common system remains elusive, as significant
differences persist among Member States in their reception and treatment
of asylum-seekers. The 60th anniversary of the Refugee Convention, we
hope, will give impetus to the establishment of a true Common European
Asylum System. Europe could also do more to resettle refugees,” said
Guterres, referring to the process through which refugees in one
country, usually in the developing world, are permanently relocated to
new countries, usually in the devel
oped world.

Denmark was the first state to ratify the 1951 Convention. Sixty yearson, 148 states (three-quarters of the world’s nations) are parties to
the Convention and/or its 1967 Protocol. Nauru is the most recent,
having joined in June this year. But there are still parts of the world
- most notably South and South-East Asia and the Middle East - where the
majority of states have yet to ratify the Convention.

In December, the UN refugee agency will convene a ministerial meeting of
States Parties to the 1951 Convention. States will be able to reaffirm
their commitment to the Convention as the key instrument of refugee
protection and pledge concrete actions to resolve refugee and
statelessness problems. The meeting will also seek ways forward on
protection gaps in the fast-changing environment of forced displacement.

UNHCR believes that even one person forced to flee war or persecution,
is one too many.  To mark the 60th anniversary of the Convention, the
agency has launched the “1” campaign, which aims to humanize an issue
often reduced to numbers by telling stories of individual refugees and
other forcibly displaced people. For more information go to:



Le HCR fête le 60e anniversaire de la Convention relative au statut des

GENÈVE, 28 juillet 2011 - La Convention de Genève relative au statut des
réfugiés célèbre aujourd’hui son 60e anniversaire, alors que le
déplacement forcé devient de plus en plus complexe et que les pays en
développement font leur possible pour héberger une grande majorité des
réfugiés dans le monde.

La Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés a été
officiellement adoptée le 28 juillet 1951 pour résoudre le problème des
réfugiés en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Ce traité mondial
définit qui est un réfugié - une personne qui craint avec raison
d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses
opinions politiques - et il énonce les droits et obligations qui
s’imposent entre les pays d’accueil et les réfugiés. En tant que
fondement juridique pour le travail du HCR, cette Convention a permis à
l’agence d’aider des milliers de personnes déracinées à recommencer leur
vie durant les 60 dernières années.

De nos jours, cette Convention demeure la pierre angulaire de la
protection internationale des réfugiés. Elle s’est adaptée durant six
décennies de changements considérables, mais elle est aujourd’hui
confrontée à des défis inégalés.

« Les causes du déplacement forcé se multiplient », a indiqué le Haut
Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres. « Les
personnes déracinées le sont non seulement à cause du conflit et de la
persécution mais également du fait de la pauvreté extrême et de l’impact
du changement climatique. Ces facteurs sont de plus en plus étroitement
liés. »

En Somalie, plus de 170 000 personnes ont fui vers les pays voisins
depuis janvier, citant la famine, la sécheresse et l’insécurité pour
expliquer leur départ. Près d’un million d’autres ont quitté la Libye en
proie au conflit avec, parmi elles, des réfugiés et des demandeurs
d’asile, mais également des migrants économiques recherchant ailleurs
une vie meilleure.

« Nous avons besoin de frontières prenant en compte la protection, afin
que les personnes craignant pour leur vie ou pour leur liberté
continuent à la trouver », a indiqué António Guterres. « Parallèlement,
nous avons besoin de moyens innovants pour combler les insuffisances de
plus en plus évidentes dans le système de protection internationale et
pour promouvoir les valeurs de tolérance et d’inclusion plutôt que la
peur et la méfiance. »

Les pays en développement accueillent 80% des réfugiés dans le monde et
les récentes crises en
Somalie, en Libye et en Côte d’Ivoire se sont
ajoutées à cette charge. Alors que l’Afrique de l’Est lutte pour faire
face à la pire sécheresse jamais vue depuis 60 ans, le Kenya, l’Ethiopie
et Djibouti hébergent près de 450 000 réfugiés somaliens - et les
chiffres augmentent chaque jour. La Tunisie et l’Egypte ont reçu la
majeure partie de l’exode depuis la Libye dans un contexte de
turbulences avec le printemps arabe. Alors que le Libéria se remet à
peine de plusieurs années de guerre civile, ce pays abrite plus de 150
000 Ivoiriens ayant fui les violences post-électorales et l’incertitude
prévalant dans leur pays natal.

En comparaison, les 27 pays de l’Union européenne ont ensemble reçu un
peu plus de 243 000 demandes d’asile l’année dernière, soit environ 29%
du total observé dans le monde entier.

« L’Europe se doit envers ces personnes, envers tous les réfugiés et
envers elle-même, de respecter les valeurs de la Convention de 1951
relative au statut des réfugiés », a indiqué le Haut Commissaire, en
ajoutant que l’Union européenne a la capacité d’accroître sa part de
responsabilité pour accueillir des réfugiés et des demandeurs d’asile.

« A présent, un système d’asile véritablement commun reste encore à
mettre en place, alors que persistent des différences entre les Etats
membres dans leur réception et leur traitement des demandeurs d’asile.
Le 60e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés,
nous l’espérons, donnera un nouvel élan à un véritable Système européen
commun d’asile. L’Europe pourrait également faire davantage pour la
réinstallation des réfugiés », a indiqué António Guterres, en faisant
référence à la procédure selon laquelle des réfugiés se trouvant dans un
pays, souvent dans le monde en développement, sont réinstallés
définitivement dans de nouveaux pays, souvent des pays développés.

Le Danemark a été le premier Etat à ratifier la Convention de 1951
relative au statut des réfugiés. Après 60 ans, 148 Etats (soit les trois
quarts des nations dans le monde) sont parties de la Convention et/ou de
son Protocole de 1967. Nauru est le plus récent signataire, ayant ratifié
la convention en juin cette année. Toutefois il y a des régions du monde
- en particulier l’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi que le Moyen-Orient -
où la majorité des Etats doivent encore ratifier la Convention.

En décembre, l’Organisation des Nations Unies pour les réfugiés
organisera une réunion ministérielle des Etats parties à la Convention
de 1951 relative au statut des réfugiés. Les Etats pourront réaffirmer
leur engagement à la Convention en tant qu’instrument clé en matière de
protection des réfugiés et s’engager à instaurer des actions concrètes
pour résoudre les problèmes sur les questions de réfugiés et de
l’apatridie. La réunion visera également à élaborer des pistes sur
les lacunes en protection dans l’environnement, à évolution rapide, du
déplacement forcé.

Selon le HCR, une seule personne forcée de fuir la guerre ou la
persécution, c’est déjà trop. Pour marquer le 60e anniversaire de la
Convention, l’agence a lancé la campagne « un seul réfugié privé
d’espoir, c’est déjà trop », visant à donner une dimension humaine à
cette question souvent réduite à des chiffres en présentant des
témoignages de réfugiés et d’autres personnes déracinées sur leur
vécu. Pour plus d’information, consultez :